EP6 : Intermédiation financière part 2 + Test QCM

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Les opérations financières

Trois opérations financières peuvent être envisagées.

Opération n° 1 : des titres émis aux titres acquis

Une institution financière (IF) émis des titres, par exemple des obligations pour une valeur de 100 DH, auprès des agents financier ou non financiers. Elle capte ainsi des ressources (de la monnaie) qu’elle peut ensuite employer en accordant des crédits; elle acquiert alors un titre de créance sur l’agent en bénéficiant des crédits. Dans ce cas, la causalité va des ressources (sommes versées par les agents à capacité de financement en paiement des titres émis par l’IF) vers les emplois (somme versées par l’IF en contrepartie des titres émis par les agents à besoin de financement). Cette opération peut être schématisée de la façon suivante:

Toutes les institutions financières peuvent effectuer cette opération, mais c’est surtout le rôle des institutions financières dans les ressources sont uniquement constitues des capitaux propres ou/et d’emprunts sur le marché financier.

Dans ce cas, on peut parler d’une intermédiation de représentation : l’institution financière permet la rencontre de prêteurs et d’emprunteurs ne pouvant ou ne voulant pas s’engager directement sur le marché financier.

Sa rémunération repose sur la marge entre intérêts reçus sur les titres acquis et les intérêts sur les titres émis.

Opération n° 2 : des dépôts aux crédits

Une institution financière capte des fonds en accordant des intérêts sur les sommes collectées représentant les dépôts de la clientèle. Ces derniers permettent l’octroi de crédits. Cette opération peut être schématisée de la façon suivante:

Dans ce cas encore, la causalité va des ressources (les dépôts de la clientèle) vers les emplois (les crédits accordés). La rémunération de l’IF repose sur la marge entre les intérêts perçus sur les crédits et les intérêts versés sur les dépôts.

On peut parler d’une intermédiation de transformation permettant de concilier la diversité des échéances demandées par les utilisateurs de crédits et les épargnants.

En finançant des crédits à toutes échéances (souvent à long terme) par des ressources souvent à court terme, l’IF prend un risque d’immobilisation (notons que ce risque apparaît aussi dans les opérations n° 1 où les institutions financière émettent des titres sûrs, à court et moyen termes, facilement transformables en monnaie, auprès des agents à capacité de financement, leur permettant d’acquérir des titres à long terme, plus risqués et moins liquides, auprès des agents à besoin de financement). Toutes les institutions financières susceptibles de capter des dépôts de la clientèle (essentiellement les banques) peuvent effectuer cette opération.

Opération n° 3 : des crédits vers les dépôts

Un agent non financier (A) demande un crédit à son institution financière pour un montant de 100 DH. En ignorant l’intérêt que devra payer à l’agent A, cette opération par une double écriture comptable:

Pour l’agent A, nous retrouvons la causalité traditionnelle : des ressources (dette envers l’IF) vers les emplois (dépôts auprès de l’IF). Cette causalité s’inverse pour l’IF qui, en développant son actif (créance sur A), augmente son passif (dépôts de l’agent A). Ainsi, lorsque l’institution financière accorde un crédit de 100 DH à l’agent A, ce dernier peut effectivement dépenser ces 100 DH comme s’il avait réellement déposé au préalable. Il y a eu création de monnaie, privilège des seules banques. On peut parler dans ce dernier cas d’une intermédiation de transformation anticipée.

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Vous trouverez dans cette vidéo des explications simples de ces trois opérations avec des exemples.

NB : Afin de bien maîtriser le contenu de cette vidéo vous aurez un lien (sous la vidéo) d’un test de connaissances sous forme de QCM ( questions à choix multiples)

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