EP10 : L’analyse classique de la monnaie + Test QCM

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La théorie monétaire des classiques et néoclassiques est une théorie dichotomique, car ce courant de pensée considère que la monnaie est neutre, la monnaie est un voile qui masque la réalité des choses (les transactions réelles) la monnaie est insignifiante et assure une seule fonction celle de jouer le rôle de moyen de paiement. La préoccupation majeure des classiques et néoclassiques c’était de déterminer le niveau de production et le niveau des prix, le niveau de production était déterminé  sans recours à la monnaie tant qu’elle est fonction des variables non monétaire (travail et capital). Pour la deuxième préoccupation les libéraux distinguent le prix relatif et le prix absolu, le prix relatif était déterminé aussi sans recours à la monnaie car il s’agit d’un simple rapport entre deux prix (on peut simplifier par unité monétaire), alors que le prix absolu oblige les libéraux de développer leurs théorie monétaire dans le cadre de ce qu’on appelle la théorie quantitative de la monnaie qui peut être formalisée par l’équation de John Stuart Mill (1806-1873) qui a été reprise par Irving Fisher (1867-1947) (M.V=P.T) , ainsi cette équation était la seule et unique occasion que les néoclassiques entre en jeu une variable monétaire (la masse monétaire) pour déterminer le niveau des prix (P), mais malgré ça cette équation montre que la sphère réelle (V et T) reste toujours indépendante de la sphère monétaire (M et V) car toute augmentation de la quantité de monnaie (M) se traduit uniquement  par l’augmentation du niveau des prix (il est bien de noter que Jean Bodin (1529-1596) affirmait auparavant que la principale cause de la cherté (augmentation des prix) est l’abondance de l’Or et de l’argent, mais il n’est pas formalisé cette affirmation), autrement dit un volume supérieur de monnaie achetant le même volume de marchandises car les prix de ces marchandises montent aussi et la sphère réelle reste inchangée. L’école de Cambridge à son tour, présenté principalement par Alfred Marshall (1842- 1924) et Arthur Victoria Cecil Pigou (1877-1959),  raisonne en termes d’encaisses monétaires, en effet le seul motif important de constitution d’encaisses est le financement des transactions, la demande de monnaie donc est une fonction croissante du prix des transactions et donc du prix de la production (Md=k.P.Y). La monnaie n’entraîne pas donc une variation de la sphère réelle, elle est neutre.

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Vous trouverez dans cette vidéo une explication très simple de l’analyse classique de la monnaie avec des exemples.

NB : Afin de bien maîtriser le contenu de cette vidéo vous aurez un lien (sous la vidéo) d’un test de connaissances sous forme de QCM ( questions à choix multiples)

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